J'ai envie d'autre chose pour cette deuxième naissance.
Un accouchement moins médical, plus physiologique, plus respectueux de mes choix. Quitte à signer toutes les décharges qu'il faut, si tout se passe bien, il n'y aucune raison de traiter un
accouchement comme une opération à coeur ouvert.
Eh bien, eh bien.... c'est difficile à trouver.
L'idéal pour moi, qui ne souhaite pas renoncer ni à l'éventualité d'une péri, ni à l'accessibilité du médical en cas de souci, était à mon sens un accompagnement global de ma grossesse par une
sage-femme, et un accouchement en plateau technique par cette même sage femme.
Un truc un peu humain, où la personne qui m'aide le jour J a tout mon passif, connait mes choix, mes préférences, mes angoisses, peut m'aider, m'accompagner dans l'accueil du bébé...
Cette solution fait partie, légalement, des choix que la femme française a pour accoucher. Tous les hôpitaux sont censés pouvoir ouvrir leur maternité en plateau technique à une sage femme.
La réalité est toute autre.
Si les sage femmes libérales accouchent leurs patientes, elles auront du mal à boucler leurs fins de mois...et très peu de maternités ouvrent finalement leurs salles à des inconnues. Pis en bon
système français, ça s'accompagne bien sur d'un paquet de paperasseries/tracasseries administratives bien rédhibitoires pour tout le monde...
Exit l'accompagnement global.
Les maisons de naissance sont rarissimes en France, les maternités novatrices et orientée accouchement physiologiques se comptent aussi sur les doigts de la main.
Exit la structure ouverte aux accouchements physios.
Je n'avais pas envie d'être suivie par mon gynéco, qui s'il est tout à fait bien pour le suivi "classique" hors grossesse, ne m'a jamais paru extrêmement open à l'accouchement physio (c'est un
médecin avant tout!) ni particulièrement open pour discuter autre chose que poids, taux d'albumine et état du col pendant nos rendez vous.
Quand je vois comment s'est passé mon premier cours de yoga, comment les questions ont fusé, on voit bien que les femmes enceintes ont beaucoup de questions sans réponse, et que le suivi qu'on leur
donne, purement orienté résultats médicaux, n'a rien à voir avec leurs attentes.
Je suis donc suivie pour le moment par une sage femme, qui fera mon suivi de grossesse jusqu'au dernier mois. Qui pratique aussi l'haptonomie, j'ai hâte de démarrer...
Et j'ai encore quelques mois pour étudier en détail les stats de mes 3 options brestoises pour accoucher, et choisir celle qui sera la plus ouverte à un projet de naissance & accouchement
physio.
Comme j'ai malheureusement compris que la péri a ses limites, et que dans mon cas, elle a considérablement ralenti le travail, que à partir du moment ou j'avais la péri je n'ai plus pu bouger, j'ai
eu la perf' et que c'est là qu'ont démarré la valse des injections non désirées... et qu'au final mon épisio, les forceps et la longueur de mon accouchement en sont une conséquence, je suis
nettement plus mesurée à l'idée de la demander.
J'ai donc pris l'option : j'essaie de me préparer à gérer la douleur et l'accouchement différement. Et tant mieux si j'y arrive.
Sur ma check-list : les cours d'hapto, c'est réservé, les cours de yoga prénatal, c'est démarré, et j'ai commandé le bouquin de la méthode Bonapace, qui mélange relaxation et utilisation de points
de pression (par le papa!!! acteur de l'accouchement, donc).
(Vous inquiétez pas, je ferai des articles sur toutes ces "méthodes" au fur et à mesure).
Reste à me préparer à l'imprévu. A la déception si cet accouchement (qui sera le dernier) n'est pas la hauteur de ce que je souhaite.
J'espère ne pas trop avoir à me battre pour ne pas avoir la péri trop tôt, pour pouvoir choisir ma position pendant le travail et l'expulsion, pour avoir le droit de boire, pour ne pas avoir
d'épisio, etc...parce qu'on devrait pas avoir à se battre pour ça, et que c'est pas le jour J qu'on est en état de le faire...!
Bref, pour avoir toutes les chances de mon côté d'en faire un vrai accueil, magique.